Objet : Le Soir et La Libre Belgique refusent le débat sur la crise de la presse et du journalisme dans le contexte des licenciements au Vif-L'Express

Objet : Le Soir et La Libre Belgique refusent le débat sur la crise de la presse et du journalisme dans le contexte des licenciements au Vif-L'Express
À : toi qui me lis



MERCI DE FAIRE CIRCULER LARGEMENT

A la suite du licenciement brutal de quatre journalistes, y compris la rédactrice en chef, du principal hebdomadaire belge francophone d'actualité, Le Vif-L'Express (groupe Roularta), une "carte blanche" (texte ci-dessous) a été rédigée par l'Association des Journalistes Professionnels et par des professeurs d'université responsables des principales écoles de journalisme à Bruxelles et en Wallonie.
La publication de ce texte a été refusée par les deux quotidiens de référence en Belgique francophone, Le Soir et La Libre Belgique. Les auteurs de ce textes sont aussi consternés par ce refus que par les faits qui ont suscité le texte. Contournant ce refus de même engager le débat, nous avons entrepris de faire circuler ce texte par tous les moyens disponibles en dehors des médias dont l'auto-censure ne font que démontrer par l'absurde les constats très inquiétants soulignés par le texte.
Nous vous invitons à diffuser largement ce texte. Sa circulation virale démontrera la futilité des efforts de ceux qui pensent qu'il est encore possible aujourd'hui d'étouffer la circulation d'idées qui dérangent ceux qui, par ailleurs, se posent en défenseurs d'une société du dialogue et du débat.

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François HEINDERYCKX,
Professeur ordinaire

Dépt des sciences de l'information et de la communication
Université Libre de Bruxelles (ULB)
Av. F. D. Roosevelt 50/123
B-1050 Bruxelles, Belgique

Tél.: + 32 (0)2 650 44 52
Fax: + 32 (0)2 650 39 21
E-mail: francois.heinderyckx@ulb.ac.be
http://homepages.ulb.ac.be/~fheinder

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La carte blanche rédigée par l'Association des Journalistes Professionnels et des professeurs d'université à propos du conflit au "Vif" et refusée par Le Soir et la Libre Belgique.

Un journalisme mis au pas

Le brutal licenciement signifié sans motif, le jeudi 22 janvier, à quatre journalistes chevronnées de l'hebdomadaire Le Vif /L'Express n'est pas qu'une péripétie douloureuse au sein d'une grande entreprise, comme il s'en déroule hélas chaque jour dans le pays. La mise à l'écart de collaboratrices qui comptent jusqu'à vingt ans d'ancienneté au sein du magazine, et qui en ont forgé les valeurs autant que la réputation, relève en l'occurrence d'une épuration dont les intentions manifestes sont inquiétantes pour la liberté rédactionnelle du Vif en particulier et pour le journalisme en général.

Le directeur du Vif/L'Express, qui s'était déjà signalé antérieurement à Trends/Tendances par une propension à distribuer des C4, et qui en est, au Vif, à 6 licenciements, 2 départs et 2 déplacements imposés, l'a précisé lui-même : aucune raison économique ne l'a poussé à congédier la rédactrice en chef et 3 rédactrices spécialisées l'une en politique intérieure, l'autre en sciences, la troisième en culture. Invoquant des relations dégradées entre l'équipe de rédaction et la rédactrice en chef, la direction – qui n'a pas réussi à résoudre ces problèmes – a choisi la manière la plus radicale d'y mettre fin. Le prétexte est non seulement léger mais, en outre, il ne concerne pas toutes les journalistes concernées.
La valse des licenciements, entamée au Vif voici bientôt trois ans, traduit en réalité une obsession constante : mettre au pas la rédaction du premier magazine d'information générale de la Communauté française, qui avait précisément fondé sa crédibilité sur une totale indépendance d'analyse et de jugement, tant à l' égard de ses propres actionnaires – le groupe flamand Roularta– que vis-à-vis des différents pouvoirs, politiques comme économiques, de la société belge.

Durant plus de deux décennies, Le Vif/L'Express a pu défendre un journalisme exigeant, soucieux d'abord de la pertinence et de l'utilité, pour ses lecteurs, des sujets qu'il abordait. Au nom de cette éthique, il pouvait parfois estimer nécessaire de fâcher un annonceur, de heurter un ministre ou de consacrer une couverture à un thème moins vendeur.
Tout cela n'est plus allé de soi dès l'instant où, inquiétée par une légère érosion des ventes, la haute direction de Roularta s'est laissée convaincre qu'il fallait remplacer les journalistes expérimentés, couper les têtes qui dépassent, et faire de la docilité aux impératifs économiques de l'entreprise un credo admissible.

L'éditeur du Vif n'est pas le seul à déposséder ainsi la rédaction de sa capacité à penser ses priorités et à définir ses champs d'action. En Belgique comme à l'étranger, trop d'entrepreneurs de presse choisissent, parfois sous le prétexte des difficultés économiques, d'appauvrir les contenus, de réduire les effectifs, de se priver de plumes critiques et d'esprits libres, de mettre au placard des talents fougueux, et de préférer des chefs et sous-chefs soumis.
Le Vif n'est pas le seul, mais il est l'unique hebdomadaire d'information générale largement diffusé en Communauté française. Ceux qui l'épuisent aujourd'hui de l'intérieur portent à cet égard une responsabilité devant l'ensemble de l'opinion.

A l'inquiétude pour l'avenir de ses journalistes chassés, mais aussi de ceux qui restent, s'ajoute la stupéfaction face à la brutalité sociale : convoquées un soir par un SMS sur leur portable, les quatre licenciées ont été renvoyées sur le champ de grand matin, avec interdiction formelle de repasser par la rédaction pour emporter des effets personnels. Deux heures sous surveillance leur ont été concédées, le samedi suivant, pour cette besogne. De quelle faute gravissime, de quel délit, ces quatre là étaient-elles donc coupables pour mériter un tel mépris ? Rien ne justifie une telle violence dans les relations sociales, qui en l'occurrence se double d'un réel mépris pour le droit du travail et contraste avec l'image de la paisible entreprise familiale qu'aime à se donner Roularta. La réaction de la Société des Journalistes du Vif – qui observait dès jeudi un arrêt de travail - comme le soutien inconditionnel de l'Association des Journalistes Professionnels et des syndicats, indiquent que la limite de l'acceptable a été franchie.

La crise financière, la chute des revenus publicitaires, la diversification technologique des médias et les investissements qu'elle réclame ne pourront jamais justifier à nos yeux que le journalisme soit réduit à sa seule valeur économique, que les journalistes ne soient plus les chiens de garde de la démocratie mais seulement des petits soldats zélés chargés de vendre des contenus formatés pour les impératifs commerciaux à court terme.
Nous avons besoin de rédactions expérimentées, en effectif suffisant, libres et indépendantes. Comme nous avons davantage besoin de matière grise, d'expertise, de culture et de réflexion journalistique étayée que de mise en scène spectaculaire de papiers vulgarisés à l'extrême pour plaire au plus grand nombre. Les comportements de certains managers et les plans d'économie concoctés au nord comme au sud du pays ne vont pas dans ce sens. Maintenons à nos médias leurs capacités intellectuelles : respectons les journalistes !

- Martine Simonis, Secrétaire Nationale de l'Association des Journalistes Professionnels
- Pascal Durand, Professeur ordinaire à l'ULg
- Benoit Grevisse, directeur de l'école de journalisme de Louvain (UCL)
- François Heinderyckx, Professeur ordinaire à l'ULB
- Claude Javeau, Professeur émérite de l'ULB
- Jean-Jacques Jespers, directeur de l'école universitaire de journalisme de Bruxelles (ULB)
- Hugues le Paige, journaliste
- Gabriel Ringlet, Professeur émérite de l'UCL
- Marc Sinnaeve, Président du Département journalisme de l'IHECS
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# Posté le mercredi 28 janvier 2009 16:33

Une seule position possible : oeuvrer pour la paix tout simplement.

Une seule position possible : oeuvrer pour la paix tout simplement.


Choisir son camp ?

Pour une position "symétrique", attitude qui choque certains de mes amis pro-palestiniens [[ou pro-israéliens]]

Si être pro-palestinien, c'est être favorable à la création d'un Etat palestinien indépendant à côté d'Israël, si c'est être bouleversé par les conditions de vie épouvantables des Gazouis, si c'est souhaiter la fin rapide et durable des bombardements israéliens, alors je suis pro-palestinien.

Si être sioniste, c'est être partisan de l'existence d'un Etat israélien à côté d'un Etat palestinien, si c'est se préoccuper du sort de la population israélienne au prise avec des tirs de roquette réguliers, si c'est souhaiter la fin rapide et durable de ceux-ci, alors je suis sioniste.

Mais si être pro-palestinien, c'est soutenir le Hamas aujourd'hui, le Hezbollah hier, nier toute responsabilité des pays arabes dans les soixante années de conflit israélo-palestinien, appeler à la guerre sainte et à l'éradication de l'Etat d'Israël, fermer les yeux sur la recrudescence des actes antisémites, alors je ne suis pas pro-palestinien.

Et si être sioniste, c'est accorder mon soutien inconditionnel à la politique israélienne, notamment approuver les colonies de peuplement, alors je ne suis pas sioniste.

Cela étant, je pense que l'essentiel aujourd'hui, lorsqu'on vit à plusieurs milliers de kilomètres de Gaza, n'est pas de choisir son camp de manière manichéenne, mais de soutenir de toutes nos forces tous ceux qui, Arabes ou Israéliens, musulmans ou juifs - ou rien de tout cela d'ailleurs - travaillent à la paix et au dialogue, et de promouvoir ces derniers.

Soutenir efficacement les Palestiniens, ce n'est certainement pas soutenir le Hamas, ce mouvement qui appelle à l'extermination des Juifs et explique dans son article 13 que : "Il n'y aura de solution à la cause palestinienne que par le jihad. Quant aux initiatives, propositions et autres conférences internationales, ce ne sont que pertes de temps et activités futiles. Le peuple palestinien a trop d'honneur pour dilapider son avenir, son droit et son destin en activités futiles.".

Soutenir efficacement les Israéliens, ce n'est certainement pas blanchir leur gouvernement de toute responsabilité ni négliger les effets désastreux d'une politique expansionniste qui crée frustrations, haine et terrorisme.

Aussi, personnellement, n'accepterai-je de manifester ni de signer aucun texte qui ne témoignera pas de son soutien de principe à la fois à un Etat palestinien et à un Etat israélien, en appelant chacune des parties à faire un pas pour la construction d'une paix juste et durable. C'est ce qu'on peut appeler une position "symétrique", attitude qui choque certains de mes amis pro-palestiniens. Elle est justifiée à mes yeux par le fait qu'on ne sortira pas de ce conflit en tentant de désigner le coupable, mais en tentant d'aller de l'avant. Autrement dit vers la paix, avec l'aide de la communauté internationale.

Cosignataires : Nadia Geerts, Michel Gheude, Marie Bréda, Rachid Fayssal Boutahar, Jacques Chevalier, Eric Clemens, Gricha Safarian, Philippe Schwarzenberger, Florence Ronveaux, François-Michel Vray, René Thirifays, Sophie François, Jasmine Tobbeche, Jean-Sébastien Jamart, Maître de conférences à la Faculté de droit de Liège, Christophe Magdalijns, Micheline Claes, Nadine Monteyne, Victor Khagan, Jean-Pierre Jacquet, Marc-Antoine Carreira da Cruz, licencié en sciences politiques, Yves Caelen, Géraldine Kamps, Maurice Pécriaux, François Perl, Martine Rémy, Philipp Bekaert.


Source : Facebook
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# Posté le mercredi 28 janvier 2009 15:08

Nîmes : un jeune Marocain avoue le meurtre d'un homosexuel à coups de couteaux

Nîmes : un jeune Marocain avoue le meurtre d'un homosexuel à coups de couteaux


Un jeune Marocain de 21 ans interpellé samedi à Nîmes a avoué le meurtre du quinquagénaire poignardé de treize coups de couteau après une rencontre via internet pour des relations homosexuelles.
Le jeune homme a été interpellé samedi après-midi à la gare routière où le bus qu'il s'apprêtait à prendre pour s'enfuir apparemment vers le Maroc était bloqué en raison de l'avis de tempête sur le Sud-Ouest, a indiqué à un correspondant de l'AFP le procureur de la République de Nîmes, Robert Gelli.

Le jeune homme devait être déféré au parquet dans la journée de lundi.

La victime, âgée de 56 ans et sans activité professionnelle connue, avait été poignardée de treize coups de couteau dans un appartement d'un quartier résidentiel de Nîmes durant la nuit de vendredi à samedi. Une autopsie doit avoir lieu dans la semaine.

L'agresseur a des antécédents judiciaires pour vols et violences, a précisé le procureur.

Il s'agit du deuxième homicide à l'encontre d'un homosexuel à Nîmes suite à une rencontre sur le net en quelques mois. Le 12 octobre 2004, un homosexuel quadragénaire originaire d'Avignon, avait été victime à Nîmes de 56 coups de couteau assénés par un jeune homme de 19 ans rencontré lui aussi sur le net.

Le Collectif contre l'homophobie appelle à la prudence et à la vigilance les gays qui fréquentent les sites de rencontres. "Si ceux-ci constituent un espace de liberté et de convivialité, ils sont de plus en plus fréquentés par des "truqueurs" qui trompent la confiance de leurs interlocuteurs pour les dépouiller, les agresser et parfois les assassiner", explique Hussein Bourgi du Collectif. "Il appartient à chaque internaute de faire preuve de responsabilité et de solidarité en signalant les individus suspects aux modérateurs des sites concernés, et si nécessaire aux forces de police ou de gendarmerie", conseille-t-il.
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# Posté le mardi 27 janvier 2009 14:11

Vives critiques du Vatican suite à l'attitude 'pro-choice' d'Obama

Vives critiques du Vatican suite à l'attitude 'pro-choice' d'Obama

Plusieurs hauts dignitaires du Vatican ont vivement critiqué samedi la révocation d'une clause anti-avortement par Barack Obama, une des premières mesures du nouveau président américain qualifiée par l'un d'entre eux comme "la pire décision qu'il pouvait prendre".

"Au lieu de toutes les bonnes choses qu'il pouvait faire, Barack Obama a choisi la pire", celle de laisser faire "le massacre des innocents", a déploré le président émérite de l'Académie pontificale pour la vie Mgr Elio Sgreccia. "Le droit à la vie est le premier des droits à défendre", a ajouté Mgr Sgreccia à l'agence italienne Ansa, assurant que "80% des citoyens américains sont contre l'avortement".

Barack Obama a autorisé à nouveau vendredi le financement d'organisations prévoyant dans leurs activités à l'étranger l'avortement ou l'aide à l'avortement, en rupture avec la politique de son prédécesseur George W. Bush. Il a annoncé dans le même temps l'ouverture dans les prochaines semaines d'une concertation avec toutes les parties concernées pour réduire le nombre des grossesses non-désirées.

L'archevêque Rino Fisichella, qui vient de succéder à Mgr Sgreccia à la tête de l'Académie pontificale pour la vie, a estimé que la décision de M. Obama relevait de "l'arrogance de qui se croit dans le juste" et "pense pouvoir décider de la vie et de la mort". "Si c'est un des premiers actes du président Obama, avec tout le respect possible, il me semble que le chemin vers la déception aura été très court", a résumé l'archevêque.

"Je ne crois pas que ceux qui ont voté pour lui ont pris en considération les thèmes éthiques, astucieusement laissés de côté pendant le débat électoral. La majorité de la population américaine n'a pas les mêmes positions que le président et son équipe", a estimé le président de l'Académie pontificale pour la vie. "Une administration qui veut réduire les avortements ne devrait pas détourner les fonds fédéraux pour financer des groupes qui font la promotion de l'avortement", a estimé l'archevêque de Philadelphie Justin Rigali sur Radio Vatican.

Le Vatican dénonce aussi le feu vert des autorités américaines au premier essai sur l'homme d'une thérapie réalisée à partir de cellules souches embryonnaires humaines, une première mondiale qui pourrait ouvrir la voie à la guérison de lésions et maladies incurables. Mgr Fisichella a estimé que M. Obama a "cédé à la pression des multinationales du secteur. [...] Le problème n'est pas scientifique, il est idéologique. Et économique", a-t-il ajouté. (afp/th)


Source : www.7sur7.be
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# Posté le lundi 26 janvier 2009 05:59

Communiqué de presse du Collectif Contre l'Homophobie

Communiqué de presse du Collectif Contre l'Homophobie
Collectif Contre l'Homophobie (C.C.H.)

1 rue Embouque d'Or

34 000 Montpellier







Communiqué de presse

Un homosexuel assassiné à Nîmes après une rencontre sur le net



Nous avons le regret de vous informer qu'un homosexuel âgé de 58 ans a été assassiné dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 janvier par un jeune d'une vingtaine d'années après une rencontre sur un chat (Cf. articles de Midi Libre ci-dessous).


Il s'agit du deuxiéme homicide à un homosexuel à Nîmes suite à une rencontre sur le net; en effet, le 12 octobre 2004, un homosexuel, quadragénaire originaire d'Avignon, était victime à Nîmes de 56 coups de couteau assénés par Djelloul, un jeune homme de 19 ans rencontré sur le net.


Nous renouvelons nos appels à la prudence et à la vigilance en direction des gays qui fréquentent les sites de rencontres. Si ceux-ci constituent un espace de liberté et de convivialité, ils sont de plus en plus fréquentés par des "truqueurs" qui trompent la confiance de leurs interlocuteurs pour les dépouiller, les agresser et parfois les assassiner.
Il appartient à chaque internaute de faire preuve de responsabilité et de solidarité en signalant les individus suspects aux modérateurs des sites concernés, et si nècessaire aux forces de police ou de gendarmerie.





Hussein BOURGI,

le président
06 89 81 36 90







Midi Libre

Édition du dimanche 25 janvier 2009



NîmesPoignardé à mort après une rencontre sur le net

Un homme a succombé à ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi dans son appartement, à Nîmes, dans le quartier de Saint-Césaire.

L'affaire serait liée à une rencontre gay organisée sur internet entre deux hommes. La victime, âgée de 58 ans, aurait reçu une quinzaine de coups de couteau. Elle est décédée, malgré l'intervention des secours. Un individu d'une vingtaine d'années a été interpellé hier après-midi et placé en garde à vue.

Retour sur les faits. Le quinquagénaire demeure dans un petit immeuble de la rue Mascard. Selon nos informations, il partage son appartement avec un colocataire. C'est ce dernier qui aurait donné l'alerte vendredi aux alentours de 23 h 30, quand il a entendu des cris et découvert le corps inanimé et ensanglanté. Avant de succomber, le blessé aurait désigné

'auteur de l'agression par son prénom.

Les deux hommes se seraient rencontrés sur un site de rencontres gay et devaient se retrouver dans l'appartement de la victime, manifestement pour consommer une relation sexuelle.

Une altercation aurait apparemment éclaté dans l'alcôve, sans que le colocataire n'en connaisse les raisons. La dispute s'est achevée dans le sang : le quinquagénaire a été poignardé à la tête et au thorax.

De sources concordantes, il semble par ailleurs qu'un vol ait été perpétré parallèlement à l'agression. Mais il ne s'agirait pas du mobile de l'homicide.

Concomitamment à l'arrivée des secours, les policiers du commissariat de Nîmes réalisaient les premières constatations. Ils étaient ensuite rejoints par un médecin légiste et une équipe de l'identité judiciaire.

Le procureur adjoint, Stéphane Bertrand, s'est déplacé sur les lieux pour superviser le démarrage des investigations.

Il semble que les échanges entre les deux hommes auraient commencé par un "chat" sur internet. A ce stade de l'enquête, il n'a pas été précisé si les deux protagonistes dans cette affaire étaient homosexuels et si la rencontre pouvait relever d'un acte de prostitution.

Les raisons du passage à l'acte demeurent l'axe central des vérifications policières . Hier en fin de matinée, Robert Gelli, le procureur de la République de Nîmes, a en tout cas confirmé la dimension sexuelle des faits. « Nous avons décidé immédiatement de faire intervenir des effectifs importants en saisissant les services de la Sûreté départementale et du SRPJ de Montpellier » , apprenait-on encore auprès du parquet de Nîmes. Hier en fin d'après-midi, un suspect identifié comme pouvant être l'auteur présumé du meurtre était donc repéré en gare de Nîmes et interpellé par la Bac, avant d'être placé en garde à vue.




Nîmes: Un jeune homme avoue le meurtre du quinquagénaire rencontré sur Internet
Mise à jour à 18 h 10 - Interpellé samedi en fin d'après-midi à la gare de Nîmes, le jeune homme, français d'origine marocaine, impliqué dans un meurtre commis la veille dans un appartement de Saint-Césaire (quartier de Nîmes) a reconnu, en garde à vue, avoir poignardé à 13 reprises un homosexuel âgé d'une cinquantaine d'années.

L'homicide s'est produit vendredi soir sur fond de rencontres homosexuelles par internet. Les policiers de la brigade anti-criminalité (Bac) de Nîmes auraient repéré le suspect avec un sac rempli d'effets personnels. Le jeune homme s'apprêtait à s'enfuir au Maroc via l'Espagne.

Il serait déféré demain après-midi, a confirmé cet après-midi Robert Gelli, le procureur de la République de Nîmes. Les hommes du commissaire Noël Fayet, de
la Sûreté départementale du Gard, poursuivent leurs investigations pour tenter de récolter des indices et de retrouver le couteau qui a servi à l'homicide.
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# Posté le lundi 26 janvier 2009 05:54