L'intolérance au nom d'une religion...

L'intolérance au nom d'une religion...
Un stage de citoyenneté pour avoir détruit des distributeurs de préservatifs par conviction religieuse

Quatre jeunes âgés de 20 à 24 ans ont été condamnés lundi par le tribunal correctionnel de Pau à suivre un stage de citoyenneté de deux jours pour avoir détruit des distributeurs de préservatifs fin août à Pau en expliquant lors de leur interpellation avoir agi par conviction religieuse.
Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public qui avait demandé qu'ils participent à un stage de citoyenneté de deux jours dans les six mois à venir. Si cette peine n'était pas exécutée ils seraient condamnés à 200 euros d'amende.

"Ici devant le tribunal, ce n'est pas la loi d'une église mais celle de la République qui s'applique quelles que soient les convictions religieuses", a lancé la représentante du ministère public.

Dans la nuit du 27 au 28 août, les quatre jeunes, deux frères de 22 et de 20 ans de Toulouse et deux autres de Versailles âgés de 24 et 20 ans, avaient, armés de pieds-de-biche, arraché ou éventré cinq distributeurs de préservatifs.

Les quatre cousins, en vacances chez leurs grands-parents à Jurançon près de Pau, avaient été interpellés alors qu'ils s'attaquaient à un sixième distributeur. Ils avaient expliqué aux enquêteurs qu'ils avaient agi par "conviction religieuse et s'étaient présentés comme des "catholiques fervents".

Lundi lors de l'audience, l'un d'entre eux a estimé que "l'usage du préservatif est un acte égoïste" et qu'il s'agissait d'un "obstacle à la vie".

Depuis les faits, ils ont indemnisé les pharmaciens et présenté leurs excuses.
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# Posté le mardi 20 janvier 2009 10:55

Nouvelle "petite" bèbète à la maison....

Voici une deuxième mygale acquise par Mitch.... Passion, vous avez dit passion ??? Celle-ci est une LASIODORA DIFICILIS.... son envergure est de +/- 20cm...brrr :-)
Nouvelle "petite" bèbète à la maison....

# Posté le mardi 20 janvier 2009 05:43

Au tribunal pour avoir vendu l'Humanité-dimanche dans la rue !

Au tribunal pour avoir vendu l'Humanité-dimanche dans la rue !

Il devra se présenter au tribunal le 18 février pour avoir vendu « l'Humanité Dimanche » au marché Dejean, dans le 18e arrondissement de Paris, où il est présent depuis vingt ans. Nous mettons en place un comité de soutien pour dénoncer ce déni de démocratie.

Lounis est là. Comme chaque dimanche. Bonnet rouge enfoncé sur son visage poupin, la jovialité pétillant dans ses yeux, babillard, c'est un Poulbot mué en homme râblé. Quant à son présentoir, au carré sur un bout de trottoir, l'« HD » bien en vue, c'est comme une borne, un repère dans la fourmillante Goutte-d'Or, ce quartier populaire du 18e arrondissement parisien. Voire beaucoup plus : « C'est un lieu de débat convivial, une tribune utile à la vie du quartier où les gens viennent parler de leurs problèmes », assure Sylvain Soufflet, venu en voisin tailler une bavette. Lounis écoute les uns, tend un tract aux autres, affiche la même disponibilité pour tous. Qu'importe qu'il ait quitté son travail à 5 heures du matin la veille. Ouvrier du Livre aux Nouvelles Messageries de la presse parisienne (NMPP), il a charrié des quintaux de papier journal sur les quais du centre de Stains (Seine-Saint-Denis). Dehors, toute la nuit, lui qui traîne des problèmes cardiaques depuis l'enfance. Mais dans son sourire, immuable, aucune trace de lassitude. Voilà vingt ans que Lounis tient ce poste, vend aussi l'« HD » sur un autre marché le samedi matin, colle des affiches, distribue des tracts...

« Toujours sur le terrain. Je suis admiratif de son engagement, avoue M. Geoffroy, le poissonnier du marché. Et puis il est prévenant, d'une grande gentillesse... Alors, qu'on vienne l'emmerder, c'est inadmissible ! »

Le fait est qu'il a été interpellé sur ce marché en 2007 par la police pour « vente de marchandises dans un lieu public sans autorisation ». La marchandise en question, c'était l'« HD ». « Plusieurs fois déjà, des policiers étaient venus me chercher des histoires. À chaque fois, ils avaient abandonné parce que les gens autour réagissaient. Mais là, ils n'ont pas voulu céder. On était un mois et demi avant la présidentielle... », explique Lounis.

À la section du PCF à laquelle il appartient, des camarades lui ont proposé de payer l'amende. Il a refusé : « Il faut se battre pour la liberté d'expression politique, particulièrement aujourd'hui. » Il passera donc devant les juges. « Ça fait partie de la vie militante, prend-il avec philosophie. Quand on défend des valeurs très fortes, il faut s'attendre à de vives confrontations. »

Il aura 50 ans et un jour quand il se présentera devant le tribunal. Dont presque trente années au service du PCF. « Le Parti, c'est un peu ma famille, celle qui m'a ouvert au monde », affirme cet homme, qui n'a vraiment connu son autre famille, biologique, qu'à l'adolescence. De problèmes de santé en soucis d'argent, ses parents ont été obligés de placer Lounis dans une famille d'accueil. Comme d'ailleurs quatre autres de ses six frères et soeurs. Puis il s'est rapidement émancipé, commençant à travailler dès 16 ans et s'installant dans un foyer de jeunes travailleurs à sa majorité. « À cette époque, je préférais lire “l'Équipe” plutôt que “l'Huma”, s'amuse-t-il. Jusqu'à ce que, au travail, je rencontre une femme, une vraie battante, qui était syndiquée à la CGT. C'est elle qui m'a fait prendre conscience des enjeux de classe. » Il s'est syndiqué à son tour, a adhéré aux Jeunes communistes en 1981, s'est également engagé auprès du Secours populaire français... Jusqu'à devenir le « militant convaincu et attachant, sur qui on peut toujours compter », que salue Gérald Briand, le maire adjoint (PCF) du 18e. Comme tous ceux qui s'engagent à ses côtés. Au marché Dejean, le poissonnier s'approche : « Vous avez de la chance d'en avoir un comme ça... Il faut le défendre ! »

FRED GARGAUD
fgargaud@humadimanche.fr


Signez la pétition en ligne sur : http://www.humanite.fr/Au-tribunal-pour-avoir-vendu-l-Humanite-dimanche-dans-la-rue-Signez-la-petition-en#form32]
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# Posté le lundi 19 janvier 2009 12:27

Publicité : Durex fait sauter les tabous



Durex a réalisé une publicité originale et plutôt osée si on en juge par le nombre de partenaires mis en scène et par les pratiques sexuelles suggérées... Et par le slogan qui l'accompagne "Get it on" (Vas-y).



Ce spot est destiné au marché anglo-saxon, mais serait-il acceptable pour les mentalités européennes??
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# Posté le lundi 19 janvier 2009 11:43

La solitude des homosexuels face aux discriminations en France (même constat en Belgique)

La solitude des homosexuels face aux discriminations en France (même constat en Belgique)


Une enquête de la Halde souligne le relatif désengagement des entreprises et des syndicats dans la lutte contre l'homophobie

C'est une minorité " non visible " aux rangs fournis : 1,2 à 2 millions de salariés ou demandeurs d'emploi seraient homosexuels en France. Et, au regard de l'étude " Homophobie dans l'entreprise " réalisée par la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), c'est également une minorité qui souffre de discriminations multiples. Selon cette enquête parue en mars, 40 % des gays et lesbiennes ont été au moins une fois victimes d'homophobie (blagues, insultes, violence...), 56 % en ont été témoins. 85 % d'entre eux affirment avoir déjà ressenti une homophobie " implicite " sur leur lieu de travail (indifférence, rejet, rumeur...). " L'entreprise est le lieu où se déroulent la majorité des problèmes signalés à notre permanence téléphonique, avant le cadre familial ou le voisinage ", confirme Jacques Lizé, président de SOS-Homophobie.

Malgré un " cadre juridique protecteur " souligné par l'étude - " le code du travail fait de l'orientation sexuelle l'un des douze motifs de discrimination prohibés par la loi depuis 2001 " -, les homosexuels semblent relativement démunis et sans véritables soutiens face à ces attaques. Quid de la " diversité ", pourtant largement mise en avant par les services de ressources humaines ?

La priorité est donnée aux discriminations les plus " visibles ", liées au sexe ou à l'origine ethnique. Si les chartes de diversité se multiplient, " il est rare que l'orientation sexuelle soit mentionnée, indique Christophe Falcoz, directeur du cabinet RCF Management et auteur de l'étude de la Halde. Un climat homophobe peut pourtant avoir un impact négatif pour les sociétés : plus les gays et lesbiennes le ressentent, plus leur motivation et leur engagement au travail diminuent ".

L'homosexualité est, de fait, souvent renvoyée aux questions d'ordre privé. " Beaucoup d'employeurs se retranchent derrière l'idée que cela ne les concerne pas, indique Catherine Tripon, porte-parole de l'association L'Autre Cercle. Or, la prise en compte de la vie privée est de fait, aujourd'hui, intégrée au management, à commencer par l'embauche, lorsque l'on vous demande si vous êtes marié, pacsé, etc. ". " Il reste beaucoup à faire, reconnaît Pascal Bernard, vice-président de l'Association nationale des DRH. Les tabous sont très forts, cette forme de diversité renvoyant à l'intime. Lorsqu'elles sont insidieuses, les discriminations sont difficiles à traquer. " A la tête des ressources humaines d'Eaux de Paris, il a engagé une politique d'égalité des droits entre couples mariés et pacsés (accès du conjoint à la mutuelle d'entreprise...). En cas de naissance ou d'adoption, les conjoints homosexuels peuvent bénéficier des onze jours du congé dit de paternité.

Rares sont toutefois les entreprises à mettre en place de telles politiques. 71 % des homosexuels estiment ainsi que leur direction ne favorise " plutôt pas " la lutte contre l'homophobie. Pour faire avancer leurs droits, des associations ont donc vu le jour dans quelques sociétés, souvent dans la foulée de la loi de 1999 sur le pacs. Certaines, comme " Gare ! ", à la SNCF, ont réussi à engager un dialogue avec la direction. " Nous faisons remonter les cas d'homophobie que nous ne pouvons résoudre nous-mêmes, indique Tony Ordano, coprésident. Nous essayons aussi de parler d'homosexualité en organisant des manifestations culturelles. "

Le bilan de ces structures apparaît toutefois mitigé. Certaines peinent à se faire entendre. D'autres, comme Telles & Tels (France Télécom), ont tout simplement disparu. " Quelques-unes n'ont pas réussi à trouver d'interlocuteur dans la hiérarchie ", déplore M. Ordano. Des querelles entre associations ont, par ailleurs, affaibli un peu plus le mouvement. " Et il est difficile de nous trouver des équipes dirigeantes, constate un militant. Ils ne souhaitent pas être mis en avant par crainte que leur carrière en souffre. " En outre, des études ont montré que leur présence modifierait peu les perceptions autour de la question homosexuelle. Au total, au-delà des réseaux nationaux comme L'Autre Cercle ou SOS Homophobie, seules une douzaine de structures professionnelles existent aujourd'hui, essentiellement dans le secteur public.

Pour défendre leurs droits dans l'entreprise, les gays et lesbiennes pâtissent par ailleurs d'un relatif désengagement des syndicats. L'étude de la Halde témoigne d'une attente des homosexuels. A la question " Quels éléments permettraient de mieux vivre votre orientation sexuelle au travail ? ", 89 % se disent plutôt favorables à " des syndicats plus visibles dans la lutte contre l'homophobie ". " Sans leur appui, nos mouvements associatifs sont démunis, résume M. Lizé. Ils commencent toutefois à s'intéresser à la question. " Secrétaire nationale de la CFDT, Anousheh Karvar reconnaît qu'un " travail de pédagogie a été nécessaire ", notamment en direction des équipes syndicales pour lesquelles ce combat n'était pas naturel. " Nous avons même pu rencontrer des réactions homophobes ", dit-elle. En outre, l'existence des associations homosexuelles a pu jouer un rôle contre-productif dans l'implication des syndicats : pourquoi s'emparer du sujet alors que des mouvements étaient déjà en place ? " Nous avons une légitimité à porter ce dossier ", veut convaincre Mme Karvar.

Reste, pour les défenseurs des droits des homosexuels, à mettre les mentalités en accord avec cette volonté, au niveau des syndicats comme des décideurs. Car les craintes autour de cette question sont encore nombreuses dans l'entreprise. Comme celle, lourde de sens, rapportée par ce manager : " Certains DRH souhaitent engager une politique de lutte contre l'homophobie mais ne peuvent s'empêcher de se poser une question : est-ce qu'on ne va pas me prendre pour un homosexuel si j'agis ainsi ? "

François Giolat
© Le Monde 8 avril 2008



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# Posté le lundi 19 janvier 2009 04:38